
Bonjour Seoul, tu es plein d’audace. Un samedi plein d’audace, exactement, car c’est avec un étonnant courage que j’ai demandé un Toffee Nut Latte plutôt que mon sempiternel Caramel Macchiato. Cela avait bon gout, le gout des petites choses de Noël. Oh ! Noël d’ailleurs ! C’est déjà partout. Les chants de Noël dans les cafés, les sapins dans les rues, le Toffe Nut Latte. Et je comprends que, Seoul, c’est bientôt la fin pour nous deux.

Mais ce n’est pas encore le moment d’en parler. Pas tout de suite. Je sors les larmes dans quelques dix-sept jours pour enfin me réfugier à Shanghai d’où je ne compte jamais repartir (les choses de l’amour s’y font très bien d’après ce qu’il m’est parvenu). Mais je n’avorterai pas le sujet, je le garde pour un jour de tristesse.
Nous sommes samedi dix décembre et je suis libre. Libérée des choses de l’effort. Oui. Le semestre était court et intense. Il est si petit (je dois me baisser pour lui dire aurevoir). Pour dire vrai, et j’aime dire vrai, je mens un peu. Ce n’était pas tant d’effort. J’aimerais le dire tout bas car j’en ai un peu honte. Très bien, je le reconnais. Ce n’était pas tant de travail. Oh je l’admets, la paresse était agréable. J’ai peut être même trouvé cela scandaleux quand on m’a demandé de rendre mes projets en fin de semestre. Peut être ai-je préféré la baguenauderie à la sueur du labeur. Peut être ! Mais qui m’en blâmera ?
Nous étions donc vendredi et la semaine fût dure, bien qu’elle soit la seule. Les gens s’agitaient pour les portes ouvertes qu’ils appellent pompeusement Open House Exhibition. Trois livrets, un plateau de Monopoly, un poster et une application sur Kinect. Voilà où en était ma contribution.
Maman, tu voudrais en savoir plus mais je doute que les choses de l’art génératif ou mon maigre talent de designer graphik te passionnent. Je te laisse regarder les photos en me souhaitant de belles vacances. Que l’esprit de Noël soit dans ton coeur.









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