Être cool à Seoul. Après trois mois passés à Hongdae, je commence à saisir. Hongdae c’est le quartier branché de Seoul et j’habite à Hongdae. Je côtoie par conséquent les gens et les endroits les plus branchés de la city. La hype coréenne ne ressemble à aucune autre. Je ne saurais cependant pas dire si elle a 10 ans de retard ou d’avance. La musique. Première chose, la musique. Je dis première comme si je m’apprêtais à lister une série de constats. Pas du tout, je ne ferai pas cela. Parce que la musique est la plus belle chose. Elle résume l’essence. Elle est d’ailleurs pire qu’omniprésente. Un petit minimum de 95 dB de K-pop pour chaque magasin ou restaurant. Un grand maximum de dix sons diffusés en boucle. Des boys bands que l’hétéronormativité n’effraie pas. Des petites salopes de dix-sept ans et leurs scandaleuses chorégraphies à base de booty shake. L’hymne au meilleur gout.
Aujourd’hui maman, je partage avec toi les quatre merveilleuses productions musicales que j’ai bien du entendre 1008 fois depuis mon premier jour. J’espère que tu aimeras. Si tu veux les partager sur facebook, je pourrais t’expliquer comment faire si tu veux. Tu peux aussi les faire écouter à tes collègues au bureau. Sur ceci, je te souhaite de fort apprécier. Bisous.
Première position. De loin. L’hymne ultime. Je mets le clip entier parce que l’historie est vraiment bien. Celle d’une mère au foyer qui en passant l’aspirateur (bien à sa place) se souvient que, quinze ans plus tôt, elle aimait à exciter les garçons comme une petite salope dans les clubs de Seoul.
Vidéo ludique qui nous apprend que pour être cool il faut lever les mains. Lever les mains. Lever les mains. Deux heures de l’après midi est ici le boys band le plus populaire. A noter que ces éphèbes bridés sont complètement zinzins puisqu’à en croire le vidéo clip, il est quand même minuit dans le club (2:12).
Du même groupe, cru 2010. Je la montre surtout pour la chorégraphie. La prod aussi. J’ai soudainement huit ans de nouveau, je me souviens de World Apart. Madeleine de Proust. En peut être mieux. Ma chose préférée, c’est le mouvement de pied répété tout du long (0:52).
Alors oui, oui on me reprochera que ce n’est pas coréen. Mais cette affreuse chose est partout. Et Seoul shuffle. Les garçons maigres et leurs cheveux oranges sur le dancefloor, ils shufflent. Dans la rue, partout, le matin, en mangeant, les jours sombres ou ceux qui sont plus heureux. Toujours, le shuffle. C’est la version karoké, tu pourras chanter.
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